Nicolas Wacker peintre
 




La seconde période concerne 43 œuvres : numéros 296 à 338, réalisées lors du séjour de Wacker au camp de St Antoine près d’Albi, où il reste de juillet 1940 à juin 1941. «… dessins au crayon ou à la plume d’oie, au brun de Cassel et encre de chine faits d’imagination souvenirs, privé de la possibilité de peindre ; le dessin est plus poussé que d’habitude. Dédiés à Madeleine…» (Note de N.W.) Six œuvres plus «coloriées» complètent la série. Signées n.w 42, rarement 1941, la plupart des œuvres ont été néanmoins réalisées en 1941. Par exemple, la série «au bord du Tarn» relève bien d’Albi et non de la région de Chanac en Lozère où il est transféré à partir de juin 1941. Au total, il nous est apparu légitime de regrouper ces œuvres, très limitées dans le temps, par thème d’inspiration.

296 à 298 : Evocation du camp de St Antoine
299 à 301 : Thème de la lettre attendue de Madeleine ; sera repris plus tard
302 à 304 : La famille, rêve de Nicolas.
305 à 309 : Au bord du Tarn : mélange de réalité et de rêves.
310 à 313 : Portraits pouvant évoquer Madeleine ou les souvenirs de l’Académie Ranson.
314 à 317 : L’atelier de la rue du Pot-de-Fer ou il a vécu avec Madeleine des moments de bonheur.
318 à 328: Souvenirs de l’Académie Ranson.
329 à 334 : Souvenirs d’Ukraine.
335 à 338 : Nous avons regroupé ici les trois reprises de «la lettre» en 1944, 1946 et 1962.

Pour la troisième période
, la série que nous avons classée de 339 à 401 est parfaitement homogène par son orientation vers l’abstraction et par le caractère restreint de l’espace de temps de leur réalisation qui correspond très exactement au séjour au sanatorium de Montfaucon, de novembre 1961 à juin 1962. Wacker avait lui même rassemblé ses œuvres dans des classeurs, en donnant parfois des indications sur la source de son inspiration ou divers problèmes techniques. Grâce à l’abondance de sa correspondance au cours de ce séjour, on connaît les événements qui rythment la vie au sana. et l’on peut introduire des précisions chronologiques donnant une bonne cohérence à l’ensemble . 339 à 371 : dessins répertoriés par N.W. lui-même dans une suite intitulée : « après la Sainte Catherine – novembre 1961 » et placés dans un carton marqué M 62 a, complété par un carton M 62 a(s). Wacker avait été sollicité pour dessiner les programmes de la fête de Sainte Catherine ; ce sera le déclencheur du retour à la création artistique. Le numéro 372 qui évoque l’automne, prend sa place juste avant les cinq suivants placés dans un autre carton et chronologiquement localisés par référence au 373 : « à travers une fenêtre givrée» évoquant l’hiver. Le 378, par contre, évoque le printemps. La série 379-396 comporte quelques dessins parfois non datés, mais de parenté évidente avec ceux qui sont signés ou portent au dos la mention « Montfaucon 1962 ». Enfin, on est tenté de clore les dessins de l’année 62 par les 5 dessins, de 397 à 401 qui, de la « nuit » à « l’espoir », symbolisent cette année cruciale pour le peintre qui retrouve la vie et le goût de l’expression artistique après l’angoisse de la maladie.

Les dernières années
Une première série de 402 à 407 est logiquement consacrée à « Christiane », jeune fille rencontrée au sana. de Montfaucon, sujet de croquis déjà en 62, puis plus tard lorsque Madeleine et Nicolas la reçoivent aux Cazettes ; bref retour au figuratif. Les autres œuvres (408-441) sont signées, datées et suivent donc rigoureusement la chronologie ; pour autant, certains thèmes sont parents, exprimant des recherches, des reprises, des récurrences. Sauf très rares exceptions, l’ensemble de l’œuvre a été photographié et se trouve reproduit sur un CD-ROM.joint à l'ouvrage publié aux éditions Somogy en 2004. On le retouve sur le site . Concernant les titres des œuvres, tous ceux des dessins de la période de la guerre, ainsi que des œuvres ultérieures ont été donnés par Nicolas Wacker lui-même. Concernant les périodes antérieures, l’incertitude demeure : certains titres ont pu dater des rares expositions des années 30 ; d’autres ont pu être donnés par Nicolas lui-même ou Madeleine lors des expositions des Beaux-Arts en 1987 ou de Montgeron en 1995. Certains titres sont répétitifs, mais témoignent de la permanence de certains thèmes.

Nota bene : Dans la reproduction des oeuvres ci-jointe, les rares recto verso ou bis sont répertoriés à la fin de chaque période.

Chronologie et présentation établies par Daniel Blumé et Guy Spagnol avec la participation de Jean-Paul Letellier

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N. Wacker,
peintre chercheur